Mardi 23 juillet Philippe BORDEYNE

 

 

Le 23 juillet, devant une assemblée extrêmement nombreuse,  Monseigneur Philippe Bordeyne est venu nous parler du mariage, et plus particulièrement de « la fonction sociale du mariage à la lumière de la Foi chrétienne ».

Dans un exposé brillant, émaillé de nombreux exemples concrets, Le Père Bordeyne a tenté de nous faire mieux comprendre ce que l’Église entend par « la fonction sociale du mariage ».

Le concile Vatican II  rappelait que « la société de l'homme et de la femme est l'expression première de la communion des personnes » ; l'Homme est, par sa nature profonde, un être social, et cette sociabilité se découvre d'abord dans le mariage. Si beaucoup ne cherchent pas à se marier c'est sans doute qu’ils en restent à l'expression uniquement sentimentale du mariage, il y a donc un « malentendu » sur la nature du lien social. Le mariage ne repose pas uniquement sur le contractuel ; que les hommes vivent ensemble tient de l'acte même de la Création ; c'est un projet qui nous dépasse. Le mariage a une fonction sociale éminente.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que propose le christianisme ?

Par le mariage, le christianisme propose un idéal du don de soi ; la vie est plus riche si on pose un acte gratuitement ; Caritas in veritate (n° 6) rappelle que « La cité de l’homme n’est pas uniquement constituée par des rapports de droits et de devoirs, mais plus encore, et d’abord, par des relations de gratuité, de miséricorde et de communion ». Par le mariage on donne sa vie sans retour, avec des renoncements « Nul n'accepte d'être mon disciple s'il n'accepte de porter sa croix », renoncements (maladie, chômage, difficulté d'élever les enfants)  qui permettent d'accéder au bonheur puisque personne ne quittera ce monde qu'il n'ait reçu ici-bas au centuple (Matthieu 19,29).

Ce lien social du mariage se vit par l'ouverture aux autres, on passe du bonheur d'aimer, à celui de choisir l'autre, pour lui-même. Mais si l'ouverture première à l'autre c'est l'enfant, le « tiers » est aussi « les autres », on donne plus quand on est deux, tout en s'enrichissant par ce don. C'est également permettre à chaque membre de la famille de prendre conscience de son propre chemin social. Le mariage est une vocation à la sociabilité avec les autres ET avec Dieu ; le couple s'aide mutuellement dans la vie spirituelle, même si l'intimité avec Dieu, qui fait la grandeur de l'être humain, est parfois difficile à partager, même dans le mariage.

Nous vivons une époque très individualiste et consumériste  et c'est le rôle des paroisses d'aider les futurs mariés à l'ouverture aux autres (expérience de participation à la « maraude » sur le diocèse de Nanterre, équipes « tandem » sur deux ans avec différents thèmes...).

 

                                                                           Elisabeth FOUCART

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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